Au pays des kangourous

Ma nièce Morgane rentre ce soir d’un séjour de 7 mois en Australie. Partie en novembre, elle a échappé à notre long hiver et bénéficié de deux étés dans la même année, la veinarde ! (je n’ose pas parler d’un troisième, le nôtre, puisqu’il est censé être déjà là… No comment).

Pour lui rappeler la dure réalité de notre climat français , je lui ai préparé une petite surprise sous la forme d’accessoires bien chauds pour l’hiver, qui ne va sûrement pas tarder !

J’ouvre une parenthèse : vous voudrez bien excuser ce pessimisme que d’aucuns jugeront excessif, puisqu’on ne sait pas – et particulièrement en matière de météo – de quoi demain sera fait. MAIS, bien que naturellement assez optimiste et habituellement imperméable (c’est vraiment le mot en ce moment !) aux aléas climatiques, force m’est de constater que le ciel de cette année  commence à me désespérer sérieusement… Fin de la parenthèse.

Je disais donc : j’ai tricoté pour Morgane des accessoires, inspirés de modèles trouvés sur Drops design. Un tour du cou, des mitaines et des chaussons.

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J’ai choisi deux laines douces et chaudes (Morgane a la peau délicate des rousses et n’aime pas les laines « qui piquent ») : Nepal et Alaska de Drops en pure laine et alpaga.

 

 

 

 

J’ai modifié les motifs des modèles pour y intégrer un motif « kangourou » de ma composition.

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J’ai utilisé la technique – encore un peu nouvelle pour moi – du tricotage en rond aux aiguilles circulaires. C’est assez pratique pour du jacquard car on suit mieux le motif quand on tricote toujours sur l’endroit.

 

 

En revanche, il faut employer la technique du fair isle, celle de l’intarsia n’étant pas possible puisqu’on ne fait pas d’allers/retours (le fil ne serait pas du bon côté).

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L’inconvénient avec le fair isle, c’est qu’il faut faire suivre la couleur qu’on ne tricote pas sur tout le rang en pensant bien à croiser (moi, je croise toutes les 3m) ; l’avantage de cette technique, c’est que cela fait double épaisseur et que ce sera donc bien chaud !

 

 

 

 

J’ai constaté, qu’il y a un léger décalage des couleurs à la transition des tours. Pour éviter cela, la prochaine fois, j’appliquerai cette astuce trouvée sur Drops design.

J’ai commencé par le tour du cou : une forme plus large en bas pour couvrir les épaules, qui se rétrécit sur le cou et s’élargit pour le haut.

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Dans la partie la plus étroite, l’aiguille circulaire de 80cm est un peu longue, mais je m’en accommode.

Ils ne sont pas beaux, mes kangourous ?

 

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et voilà le résultat !

 

 

 

 

Les mitaines sont réalisées avec les aiguilles double pointes.

Attention ! à l’endroit du passage du pouce, pour faire le trou, il faut tricoter en allers/retours et non plus en rond.

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Et je termine par les chaussons qui m’ont donné du fil à retordre car le patron n’est pas très explicite sur le sens de ce qu’on tricote.

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Et pour les finitions, je badigeonne la semelle de deux couches de latex, car le but, c’est quand même de marcher avec !

 

 

 

 

Si ça vous plaît, allez voir les tutos ! tour du cou jacquard « kangourou » , mitaines longues jacquard « kangourou » et chaussons « kangourou »

P…. de châle !!!

Excusez-moi, mais ça soulage….

Vous ai-je dit que ce qui me plaît dans le tricot, c’est son effet relaxant ? Bon, alors je vous le dis.  Et après une journée de boulot, quel plaisir de s’installer dans le canapé ou mieux, si il fait beau, sur un bon fauteuil dans le jardin, pour tricoter quelques heures !

Donc, ça me détend je vous dis. Sauf que, quelquefois, ça ne détend pas du tout… Je m’explique.

Il s’agit du projet de  châle « Jardin à la française  » de Batilou. Je précise tout de suite que l’histoire n’a rien à voir avec le modèle lui-même que je trouve superbe !

Donc, je commence le châle tranquillement. Et comme il s’agit d’un châle qu’on commence par la pointe du bas, le travail monte de plus en plus lentement car il y a de plus en plus de mailles sur les aiguilles.

Jusque là, tout va bien.

Et puis, je ne sais pourquoi, je me dis : la semaine prochaine, je suis en vacances et si je terminais ce châle pour l’offrir à ma belle mère dont on fête les 80 ans le week-end d’après ? j’aurais sûrement le temps de finir…

Ah, misère ! Et me voilà partie à tricoter toute la journée : le matin, l’après-midi, le soir… le châle monte bien, mais tout en haut, il y a quand même plus de 500 mailles sur les aiguilles et je passe environ 20mn pour chaque rang ! Et le stress monte, il faut finir, il faut finir….

Et finalement, ce qui devait arriver, arrive. Je me bouscule et je fais des bêtises, pour finalement me rendre compte qu’il m’est totalement impossible de finir ce châle pour dimanche prochain !

L’empereur d’Orient, zen en toute circonstance, et voyant monter mon agacement,  m’a ouvert les yeux ! « Pourquoi tu stresses ? On a déjà un cadeau pour ma mère ». C »est vrai ! Pourquoi je m’embête ? Ce châle, je pourrais le finir tranquillement, l’offrir peut-être, ou le garder pour moi !

Conclusion : no stress au tricot  !!! Et si possible respecter le principe n° 1 : pas d’échéance pour le tricot, ou du moins pas d’échéance trop courte…

J’ai donc lâché le châle après avoir détricoté le début de la bordure des côtés beaucoup trop serrée.

Voilà d’où j’en suis ; ça me plaît beaucoup. il me reste les bordures de côté.

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Et j’ai fait autre chose… que je vous montrerai la prochaine fois !